La tête de l'individu coloriée en bleu est le
symbole de la communication : l'écoute de soi, l'écoute de l'autre
et la créativité pour professionnaliser la relation d'aide entre le
Travailleur Social et la personne à accompagner.
- Quant à la couleur jaune du corps, elle symbolise l'estime de soi
et la confiance en soi
- Cet individu, représenté par un T, se tient debout fermement :
c'est pour signifier que le Social a sa raison d'être à Madagascar
et doit avoir sa juste place.
- Madagascar est représenté par un S. Cette lettre est coloriée en
vert pour symboliser les valeurs chères du Travail Social :
l'acceptation, la compassion l'espoir, l'harmonie et l'équilibre.
D'où l'importance de la réinsertion sociale au cœur du
Travail Social.
- Le T et le S signifient Travail Social
- Le port de la ceinture rouge, qui relie le T et le S évoque la
solidarité, l'union et l'association des Professionnels Diplômés en
Travail Social, faisant essentiellement référence au slogan : «
L'aide sociale, c'est un travail de professionnels ».
- Enfin le slogan « L'aide sociale, c'est un travail de
professionnels » résume notre raison d'être. C'est un appel à nous
tous, les Travailleurs Sociaux Diplômés, de professionnaliser notre
métier.
PRESENTATION DE NOTRE LOGO (HISTORIQUE SPDTS) posté le mercredi 19 août 2009 09:19
COORDONNEES SPDTS Madagascar (Antananarivo) (VIE ASSOCIATIVE) posté le mercredi 19 août 2009 09:58
La présidente actuelle du SPDTS (VIE ASSOCIATIVE) posté le mercredi 19 août 2009 10:05
Suite à l'Assemblée Générale du 02 juillet 2005
: Norotiana JEANNODA RANDIMBIARISON est élue Présidente du Syndicat
des Professionnels en Travail Social à Madagascar.
Elle a le diplôme de Travailleur Social après avoir suivi une
formation supérieur et professionnelle à l'ECOLE DE SERVICE SOCIAL
de Madagascar (Institut Supérieur en Travail Social, actuellement).
Elle est une Assistante Sociale - Andragogue.
EXPOSE DE MOTIF DE L'UTILITE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX A MADAGASCAR (NOS OBJECTIFS) posté le mercredi 19 août 2009 10:11
1. Bref historique du Travail Social à
Madagascar
Historiquement parlant, l'entraide au sein de la société a été la
manifestation primitive du Service Social, à Madagascar. Cette
forme de service s'est exprimée plus tard à travers les actions
sociales et caritatives des missionnaires vers la fin de la période
royale. L'avènement de la colonisation n'a fait que renforcer la
formalisation du Service Social dans le pays, à travers certaines
actions bien précises : ouverture de l'Ecole des médecins indigènes
et des infirmières visiteuses, organisation des Bureaux d'Action
Sociale et d'Assistance Sociale, mise en place de la Croix Rouge à
Madagascar, ... Lors de l'accession de Madagascar à l'Indépendance,
d'autres actions de renforcement du Social ont été opérées :
ouverture de l'ECOLE DE SERVICE SOCIAL devenue actuellement
INSTITUT SUPERIEUR EN TRAVAIL SOCIAL, création de la CNaPS,
promulgation d'un arrêté instituant le Diplôme d'Assistante
Sociale, prolifération des formes de Service Social au-delà du
service médico-social initial (Services Sociaux administratifs et
éducatifs, Service Social urbain et d'entreprise, Centres d'accueil
et de rééducation, ...).
Suite à tout cet ensemble d'évolution, les Travailleurs Sociaux ont
été sollicités progressivement de toutes parts, non seulement dans
les Centres Sociaux et les prisons, mais aussi dans les entreprises
d'Etat : les Ministères, les hôpitaux, les tribunaux, les camps
militaires, ...
A partir des années 80, le Service Social s'est développé de façon
inattendue pour devenir un secteur professionnel à part entière,
suite à la réorganisation sociale des Eglises et à l'émergence des
ONG et associations pour faire face à la situation de pauvreté
ambiante du pays.
Vingt ans plus tard, à partir de l'année 2000, vu la nécessité face
à la demande et suite aux résultats des études et recherches sur
les différents problèmes sociaux et fléaux sociaux (maltraitance
infantile, accompagnement psychosocial des PVVIH, droits des
personnes âgées, délinquance, situation de dépendance,...) ainsi
qu'à l'orientation de la politique de la protection sociale à
Madagascar, l'Etat malgache a contribué à la création de l'Institut
Supérieur en Travail Social et à l'ouverture de la filière «
Formation professionnalisante en Travail Social », au sein de
l'Université d'Antananarivo, et de la filière « Formation
professionnalisante en Développement Social » à l'Université de
Toamasina.
Malgré, toute cette évolution vers la professionnalisation du
Service Social et les efforts de l'Etat pour le développer, un seul
Décret sur le Travail Social est paru : Décret n°62-636 « portant
création de services provinciaux des affaires sociales et
réorganisation des Bureaux Municipaux d'Assistance Sociale »
abrogeant l'arrêté n°352-AS/CG du 26/12/1959, qui lui-même portait
sur la réorganisation des Bureaux d'Assistance Sociale de
Madagascar.
2. Identité du Professionnel en Travail
Social
Le professionnel du Travail Social œuvre pour le changement
social, en résolvant les problèmes de relations humaines,
d'autonomie et de liberté des personnes et de leur existence, ainsi
que les problèmes sociaux et fléaux sociaux y afférents.
Les Travailleurs Sociaux sont des professionnels diplômés en
Travail Social après ayant une formation de longue durée dans une
Institution de Formation en Travail Social (BAC+ 3 ans, 4 ans ou 5
ans). A Madagascar, il regroupe :
- les Assistants Sociaux, qui participent au développement social
en apportant leur concours à toute action susceptible de prévenir
les difficultés sociales et d'améliorer la qualité de la vie. Leur
intervention vise :
• à l'épanouissement et à l'autonomie des personnes, groupes
ou communautés,
• au développement des potentialités de chacun en le rendant
acteur de son propre développement
• à l'adaptation réciproque des individus/sociétés en
évolution
- les Educateurs Spécialisés : comme leur nom l'indique, sont
destinés à l'éducation ou la rééducation des cas spéciaux tels que
les marginalisés, les déviants (enfants en conflit avec la loi,
prisonniers, enfants prostitués, ...), les malades mentaux, les
sans abris, la petite enfance, les familles en détresse ...
- les Animateurs Sociaux qui sont des acteurs de changement de
comportement et de mobilisation sociale
- les Agents de Développement Social : acteurs de proximité pour
l'accompagnement du projet local, régional
Ces professionnels du Travail Social opèrent à tous les niveaux :
auprès de l'individu, dans la famille, au niveau d'un groupe, au
niveau communautaire, au niveau de l'administration sociale.
Partout, ils sont sollicités : dans les établissements scolaires,
dans les établissements d'accueil des personnes âgées, dans les
organisations socioculturelles, dans les dispositifs de rééducation
et d'insertion, dans les centres d'accueil, d'écoute et
d'accompagnement, dans le milieu sanitaire et hospitalier, dans les
réseaux de protection des enfants, dans les milieux de travail,
dans les Fokontany, les Communes urbaines et rurales, dans le camp
militaire. Ils interviennent dans le secteur associatif
(association ou ONG), dans les organismes parapublics, dans les
Ministères, dans les collectivités locales ainsi que des communes
et des régions.
Ils agissent partout où règnent des « problèmes sociaux ou des
fléaux sociaux » ! Partout où résident des populations «
particulières » ! Partout où le « tissu social » est à «
raccommoder ». Partout où il est question d'insérer, d'intégrer,
d'accompagner, bref de produire ou de restaurer le « lien social ».
Modestes exécutants le plus souvent, coordonnateurs de systèmes
d'action complexes ou gestionnaires d'un projet ou d'un programme :
ils proposent des activités, ils dispensent des secours, ils
accompagnent des personnes dans leurs démarches d'aide sociale, ou
bien tout simplement ils offrent leur présence à ceux qui sont
vraiment dans le besoin.
Or, le contexte à Madagascar, l'appellation « Travailleur Social »
est utilisée à tort et à travers vu la prolifération des
intervenants sociaux et société civile à Madagascar. Pour atteindre
la professionnalisation de l'intervention des Travailleurs Sociaux,
il faut :
- la protection, la valorisation, la reconnaissance et le
renforcement des capacités des interventions des Travailleurs
Sociaux pour mieux répondre au mieux être des personnes à
accompagner
- la mise en place des actions sociales adaptées au contexte de
Madagascar et qui répondent aux besoins des vulnérables,
- la mise en place de la politique de protection sociale, de la
famille, de l'enfance, ... voire même la politique sociale
3. Valeurs du Travail Social
Le Travail Social est issu d'idéaux humanitaires et démocratiques ;
il est basé sur le respect de l'égalité, de la valeur, et de la
dignité humaine. La pratique du Travail Social vise à répondre aux
besoins de l'être humain et à la justice sociale, pour atteindre le
mieux être de la personne à accompagner. Bref, les principes des
droits de l'homme et de la justice sociale constituent le fondement
de la profession.
4. Demande de collaboration de l'Association des
Professionnels Diplômés en Travail Social avec
l'Etat
- Conformément à l'Engagement n°8 : Solidarité Nationale –
Défi n°4 : Appui aux pauvres et vulnérables,
- Compte tenu de l'importance du rôle des Travailleurs Sociaux,
dans la mise en œuvre de l'ingénierie sociale à dimension
transversale dans les huit Engagements du MAP,
- En vue de la professionnalisation formelle du Travail Social et
de la reconnaissance de la notoriété des Travailleurs Sociaux
Diplômés à Madagascar,
- Et face aux besoins inéluctables : problèmes sociaux et fléaux
sociaux de notre pays,
l'association des Professionnels Diplômés en Travail Social,
représenté par le Syndicat des Professionnels Diplômés en Travail
Social et régie par la loi 2003-044 du 28 juillet 2004, en
partenariat avec le Ministère de la Santé, du Planning familial et
de la Protection Sociale, demande :
1° - qu'il y ait un Ministère de tutelle qui puisse couvrir, voire
superviser, les actions des Professionnels Diplômés en Travail
Social. Le Ministère de la Sante, du Planning Familial et de la
Protection Sociale serait le mieux indiqué pour ce rôle, du fait
que La Direction de la Protection Sociale qui gère les acteurs
sociaux se trouve en son sein, suivant le Décret n°2008-880, fixant
les attributions du Ministère de la santé, du Planning familial
ainsi que de l'Organisation générale de son Ministère.
2°- que le métier du Travailleur Social soit reconnu officiellement
par le biais de la création d'un corps professionnel et d'un Ordre
professionnel des Travailleurs Sociaux Diplômés à Madagascar.
L'existence de ce corps nous permettrait de procéder à la
conception des propositions de lois régissant l'action sociale à
Madagascar et à l'élaboration de la déontologie de ces acteurs
sociaux, d'un côté, et d'un autre côté, de pouvoir participer à la
mise en œuvre de la politique sociale dont la politique de
protection sociale et à la conception et/ou la rénovation de
certaines lois sociales
3°- qu'il y ait un poste budgétaire pour le recrutement des
Travailleurs Sociaux au sein du secteur Etatique, pour qu'ils
puissent contribuer au Développement Social de Madagascar.
5. Demande de collaboration de l'Association des
Professionnels Diplômés en Travail Social avec les partenaires
techniques et financiers
1°- Mise en œuvre d'une étude sur l'Utilité de la
professionnalisation du Travail Social et la notoriété des
Travailleurs Sociaux à Madagascar, condition incontournable des
autres activités du SPDTS et le Ministère tutelle, d'un côté, et
d'un autre côté, pour justifier l'utilité de l'action sociale et la
politique sociale dans notre pays
2°- Mise en œuvre du cadre logique de l'intervention du
SPDTS, ci-joint :
Objectif global : Promotion de la participation des professionnels
en Travail Social dans le processus de développement
Objectif spécifique : Amélioration de la notoriété des
professionnels en Travail Social ainsi que de leur
organisation
Résultats attendus :
R1 : L'organisation de la structure du Syndicat des Professionnels
Diplômés en Travail Social est renforcée
R2 : La communauté, la société civile et les médias adhèrent aux
principes du Travail Social et reconnait les prestations des
Travailleurs Sociaux
R3 : L'environnement politique est favorable au Travail
Social
Activités :
• Pour le R1 :
- Coordination et planification de l'intervention en Travail Social
(réunion de pilotage, réunion stratégique, orientation)
- Mise en œuvre d'un état des lieux/de recensement sur les
Travailleurs Sociaux diplômés et leur action y afférent (création
d'un réseau et d'une base de données dans l'intervention des
Travailleurs Sociaux)
- Mise en œuvre des séances de restructuration/ team building
et de renforcement de capacités des
- Travailleurs Sociaux au niveau régional
- Elaboration des propositions d'actions à intégrer dans les plans
de développement
- Appui à la mise en œuvre du respect de l'éthique
professionnel en matière de Travail Social
• Pour R2 :
- Développement des actions d'informations et de mobilisation sur
l'utilité du Travail Social (table ronde, médiatisation, action
spécifique)
- Sensibilisation de la population, de la société civile, des
médias sur l'importance du Travail Social par rapport aux zones
vulnérables
• Pour R3 :
- Elaboration, conduite des actions de plaidoyer en faveur du
Travail Social auprès des décideurs à différents niveaux
- Organisation des séances de dialogue politique permanente entre
les Travailleurs Sociaux et les autorités locales à différents
niveaux : évolution de la situation, synergie entre divers
secteurs
- Réalisation des démarches administratives et judiciaires pour la
reconnaissance et pour la valorisation de ce métier
- Suivi Evaluation
Interview de la présidente au "The Times Of Madagascar" (SPDTS ET MEDIA) posté le mercredi 19 août 2009 10:54
Le social à Madagascar…Parlons en !
Le leitmotiv que se fixe le Syndicat des professionnels
diplômés en travail social (SPDTS) engage chaque
citoyen à être le sujet et l’acteur de son
développement. Madame Norotiana JEANNODA RANDIMBIARISON la
présidente, est plus que jamais déterminée à apporter une
amélioration du social à Madagascar et à lancer un appel à
toutes les entités.
TTOM : Parlez nous de la création de
SPDTS
Norotiana JEANNODA RAMANDIMBIARISON :
C’est un syndicat qui regroupe tous les travailleurs sociaux
à Madagascar et créé en 2005. Notre but est de les
professionnaliser afin de faire valoir les valeurs administrative
et légale du métier de travail social dans le pays. On compte
actuellement 1500 travailleurs sociaux. L’effectif total du
personnel est 117.
TTOM : Etre un travailleur social c’est quoi
?
NJR : C’est une personne qui a suivi une
formation universitaire et spécialisée en travail social à la
différence des intervenants sociaux (comme les particuliers et
associations) qui viennent en aide aux plus vulnérables par
leur propre volonté. On peut citer entre autres l’assistant
social, l’éducateur spécialisé, le socio organisateur,
l’animateur social, l’agent de développement social et
le communicateur social. Les deux travaillent en cheville dans la
mise en œuvre des plans d’actions.
TTOM : Dans ce cas, quelles missions vous fixez vous
?
NJR : Nous procédons aux études de chaque
cas social (personne en situation de difficulté) nous
l’écoutons et l’accompagnons en lui procurant du
soutien psychosocial, en lui donnant des conseils et lui montrant
l’issu à son problème. Notre objectif c’est
d’être avec la personne et non de se mettre à sa place.
TTOM : Que pensez vous des actions humanitaires des
associations caritatives ?
NRJ : Il est très bien de venir en aide aux
plus vulnérables, la base du service social est le bien être de
l’humanité et non de lui creuser un trou de pauvreté,
de le sortir de sa situation de paresse ou de suffisance. Il faut
développer le sentiment de dignité et de responsabilité des
individus en faisant appel aux capacités des personnes, aux
relations interpersonnelles et aux ressources de la collectivité.
De plus qu’adviendra t-il s’il n’y aurait
plus rien à donner ?
TTOM : Quelles sont vos activités ?
NRJ : En quatre volets spécifiques, nos activités
sont le système de recherche de famille, la facilitation de la
prise en charge médicale et psychosociale pour les enfants
hospitalisés et les orphelins enfants vulnérables, faire un état
des lieux des services disponibles dans la région
d’Analamanga et apporter su soutien psychosocial sur milieu
scolaire. En résumé elles se concentrent sur l’intérêt
supérieur de l’enfant surtout dans le contexte de la
crise.
TTOM : Qui sont vos partenaires ?
NJR : Presque tous les bailleurs de fonds nous ont
financé dans nos plans d’actions comme les Nations Unies,
l’Union Européenne, Le Fond Social de Développement, et les
îles voisines ; ils sont tous favorables mais à cause du contexte
actuel il y a blocage de financement. Dans le système de
recherche de famille l’UNICEF est en étroite collaboration
avec nous en ce moment. Nous travaillons également avec toutes les
sections comme les églises, les écoles, les centres de détention,
les associations et organismes divers.
TTOM : Quelles remarques faites vous sur le service social
à Madagascar ?
NJR : Les compétences manquent, je recommanderais
une étude sur la professionnalisation des travailleurs sociaux à
Madagascar. Le renforcement des capacités est nécessaire (en
psychologie de travail et en pédagogie par exemple) . Des
travailleurs sociaux qui sont à l’écoute de la population, ce
dont le pays a besoin. Au sein du ministère de tutelle je pense
qu’il a plus que jamais besoin d’eux dans la politique
de protection sociale à la place des économistes et des médecins.
Nous sommes enclins à faire un grand plaidoyer à tous les niveaux
pour l’existence d’une politique sociale. Le social à
Madagascar, parlons en !
TTOM : Avez-vous des mots à dire ou des conseils pour nos
lecteurs ?
NJR : Oui, d’abord je lance un appel à
toutes les personnes ressources, un immense travail social nous
attend surtout en faveur des enfants et de la famille. Je lance
aussi un appel à toutes les collectivités et aux îles voisines, les
actions sociales des travailleurs et intervenants sociaux doivent
être reconnues et coordonnées. Il est temps de foncer sur le
social maintenant .A toutes les femmes, nous sommes les piliers du
monde, en tant que premières responsables de l’éducation de
la génération future : de nos enfants, de la nation. Si de nos
jours l’on prône l’égalité des genres, c’est
qu’il y a égalité de droits et de devoir. Si l’on veut
développer, il faut savoir prendre sa vie en main
!






